La Leishmaniose canine

LA LEISHMANIOSE CANINE


Maladie due à une protozoaire exceptionnellement contagieuse et due au développement dans les leucocytes mononucléés du flagellé Leishmania infantum transmis par un psychodidae du genre Phlebotomus.

 

 

Répartition géographique

Elle est très vaste.

En Europe, tout le pourtour méditerranéen est concerné : Afrique du Nord, Moyen-Orient, Grèce, Espagne, Sud de la France, Italie, Croatie, Albanie, Turquie…

 

 

Le vecteur (Phlebotomus spp)

Activité :

  • Basée sur la recherche d’un repas sanguin chez les mammifères
  • Activité des formes adultes en période estivale
  • Actif en fin de journée par temps calme

Pique souvent plusieurs fois pour prendre un repas complet

Pic saisonnier d’activité des femelles en fin d’été et début de l’automne

  • Zones abritées sans vent très favorables
  • Zones boisées plus favorables

Température élevée et humidité : terriers de rongeurs très favorables

Signes cliniques : 

La période d’incubation est longue (6 mois et plus habituellement). Importance lors de la collecte de l’anamnèse (un séjour bref et ancien peut être à l’origine d’une infection).

Symptômes généraux : 

  • Fièvre inconstante et fluctuante
  • Anémie
  • Abattement intense
  • Fonte musculaire marquée, cachexie

Symptômes cutanés et muqueux :

  • Alopécie bilatérale autour des yeux, sur les oreilles, le cou…
  • Dermite furfuracée avec de grosses squames
  • Ulcères cutanés non prurigineux souvent observé sur les saillies osseuses (coudes, pointe de la queue, jarrets) ou sur la truffe.
  • Des ulcères muqueux qui saignent facilement
  • Des granulomes chez certains chiens (boxer en particulier)

 

Symptômes oculaires : 

  • Conjonctivite souvent bilatérale avec congestion et parfois procidence de la troisième paupière
  • Kératite avec souvent néovascularisation
  • Uvéite
  • Glaucome éventuel

Symptômes digestifs :

  • Entérite diarrhéique plus ou moins hémorragique
  • Colite avec émission de selles glaireuses ou hémorragiques

Symptômes de l’appareil urinaire :

  • Polyuro-polydipsie avec protéinurie marquée

La glomérulonéphrite est la cause principale de décès ou d’euthanasie

Traitement :

Symptomatique (soutien renal…)

Xyloric/Glucantime et cortisone

Alopurinol

De toute manière l’animal reste porteur de parasites et un suivi clinique, biologique et hématologique s’impose !

Prophylaxie : 

Rentrer les chiens en soirée (activité des phlébotomes )

Il existe également un vaccin.

Pronostic : (Toujours réservé)

Repose sur un bilan clinique et biologique

  •       risque zoonosique à évaluer
  •       évaluer l’état du rein (urémie, créatinémie)
  •       évaluer l’état de la moelle osseuse
  •       âge de l’animal, historique de rechutes

Référence : cours des maladies parasitaires de M. Losson ULG